Petite introduction à la sophrologie

J’ai eu le plaisir d’assister la semaine dernière à une introduction à la Sophrologie, une discipline dont je me faisais une vague idée sans savoir précisément quoi mettre derrière. Peut-être est-ce également votre cas ? Je vous propose une introduction à cette pratique, qu’il faut bien différencier d’une thérapie…


Qu’est-ce que la sophrologie ?

Le terme « sophrologie » provient du grec sos (équilibre), phren (conscience) et logos (étude). C’est une « science » axée autour de la conscience humaine, qui vise l’amélioration de sa qualité de vie par l’harmonie entre le corps et l’esprit. Elle recourt à différentes techniques de conquête ou de renfort de l’équilibre entre nos cognitions (pensées, connaissances, croyances) et nos comportements. Les domaines d’application sont multiples : stress, préparation d’un examen / entretien, problème de santé…

En Sophrologie comme dans d’autres disciplines, il existe plusieurs «écoles ». Il me semble important de préciser que la sophrologue qui m’a dispensé cette initiation est de formation Caycédienne : cette introduction a donc vocation à évoquer la sophrologie de l’école de Caycédo.

Voici de quelle façon le Dr Natalia Caycedo, fille du fondateur de la sophrologie caycédienne, définie cette discipline : « C’est un entraînement psycho-physique de la conscience, basé sur la perception positive de notre monde intérieur ainsi que sur notre relation positive avec le monde extérieur. »


Un sophrologue est-il un thérapeute ?

Non, même si une majorité de sophrologues de formation caycédienne est effectivement issue du milieu paramédical. Un sophrologue s’apparente davantage à un « guide » et en aucun cas à un interprète, un analyste ou un médecin. On ne parle d’ailleurs pas de « patient » mais de « client ».


Des états et des niveaux de conscience différents

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Il existe des types de conscience distincts…

– La conscience pathologique correspond à l’état d’une personne souffrant de troubles psychologiques, comme ce peut être le cas avec une dépression.
– La conscience ordinaire correspond à un état de conscience « normale ». Lorsque l’on sort d’une dépression, par exemple, on se trouve à la limite entre la conscience pathologique et la conscience normale
– La conscience sophronique : c’est un état d’harmonie avec soi-même, avec les autres et avec son environnement.

… tout comme il existe plusieurs niveaux de conscience :

– L’état de veille : nous sommes actifs et notre cerveau émet des impulsions électriques de fréquence comprises entre 20 et 40 Hz
– Le niveau sophro liminal : il se situe entre la veille et le sommeil et correspond au moment où on se laisse aller pour s’endormir / où on vient juste de se réveiller (entre 8 et 12 Hz).
– Le sommeil (entre 2 et 6 Hz)
– Le coma
– La mort

La Sophrologie s’appuie principalement sur la faculté de changer naturellement de niveau de conscience et nous offre des leviers pour découvrir et approfondir le niveau sophro liminal et y rester suffisamment longtemps pour en tirer les bienfaits. Cet état n’est pas celui de l’hypnose, par exemple, qui se situe au niveau inférieur.


Pourquoi atteindre ce niveau sophro liminal ?

Dans ce niveau de conscience entre veille et sommeil, l’esprit devient plus créatif et notre cerveau enregistre beaucoup plus rapidement les informations. Ce à quoi vous pensez juste avant de sombrer dans les bras de Morphée s’imprime beaucoup plus (alors mieux vaut ne pas songer que votre réunion de demain sera une catastrophe…)

En approfondissant le niveau sophro liminal, nous acquérons donc la possibilité d’ancrer certaines pensées dans notre cerveau : le travail sur la pensée positive est donc rendu possible.


Comment cela se pratique ?

Lors de la pratique, vous êtes tout à fait conscient de ce qui se passe bien que vous soyez en état de détente totale – corporelle et mentale. Il s’agit de se fermer au monde extérieur pour entrer dans son monde intérieur et se reconnecter à ses sensations. C’est pourquoi les exercices de sophrologie sont orientés vers le « lâcher-prise » corporel et la respiration, qui est primordiale.

Il est possible de pratiquer seul mais il est préférable de commencer avec un sophrologue (10 à 15 séances) puis d’évoluer en autonomie. J’ai eu la chance, au cours de l’initiation à laquelle j’ai assisté, de pratiquer un exercice en groupe. Pour avoir déjà travaillé sur le lâcher-prise ou la respiration, je peux dire que cette séance « guidée » était beaucoup plus efficace. La visualisation et le fait de repousser les pensées parasites m’ont semblé plus faciles. J’étais honnêtement à deux doigts de m’endormir et j’ai eu, en ouvrant les yeux, l’impression d’émerger comme si je me réveillais.

Evidemment, on n’acquiert pas du jour au lendemain la faculté de passer naturellement à cet état de conscience modifiée ! Comme pour beaucoup de choses, c’est la répétition qui permet un travail efficace.

Même sans aller jusqu’à la pratique de séances en bonne et due forme, on peut facilement introduire dans son quotidien des exercices de respiration, par exemple. La respiration ventrale est excellente car elle « masse » les organes en les faisant descendre et remonter et procure un effet de détente instantané.

Notre cerveau veille en permanence au bon fonctionnement de notre corps. Il régule la respiration, les battements du coeur, et essaient de détecter tout problème au sein du corps. Envoyer à son cerveau le message que « le corps va bien », c’est le décharger de cette surveillance accrue qui le monopolise et dégager du temps pour d’autres pensées (et des positives).

Alors dites à votre cerveau que tout va bien, il vous remerciera !

Photo : source web

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