Le mécanisme des émotions

Dans mon dernier article, j’évoquais qu’on nous a appris à réprimer nos émotions, si bien que nous les accumulons sans savoir les gérer, parfois jusqu’au craquage. J’ai annoncé que j’entamerais une série d’articles sur ce thème : dans ce deuxième article, je vous parle d’un outil pour mieux gérer ses émotions.

Cette méthode, c’est par le biais Brooke Castillo, une coach de vie américaine, que je l’ai découverte. Pour celles et ceux qui ne seraient pas suffisamment à l’aise avec l’anglais, Clotilde Dusoulier la met à portée et l’illustre de façon très parlante dans son propre podcast (en français).

Ce que Clotilde appelle « le modèle de Brooke » est un outil qui permet d’analyser chaque situation pour mieux comprendre ce qu’on ressent. Cette méthode permet de prendre conscience de l’articulation entre les circonstances de la vie, ce qu’on en pense et ce que cela crée comme émotion. C’est le mécanisme des émotions. Pour la plupart d’entre nous, cet enchaînement n’est pas conscient puisqu’on ne nous l’a pas appris.

Voici les cinq étapes du mécanisme qui crée nos émotions :
Circonstances : les faits ou la situation factuelle (ni positif, ni négatif)
Pensée : ce que cette situation engendre comme pensée dans ma tête (mon interprétation de la réalité neutre)
Émotion : ce que je ressens en pensant cela (l’émotion déclenchée par « ma » réalité)
Action : ce que je fais / ne fais pas quand je me sens comme ça (ma réaction à mon émotion)
Résultat : conséquences de cette action / inaction sur ma vie (résultat concret de mon comportement)

Avec un exemple, c’est toujours mieux :
Circonstances : mon client m’appelle toujours à la dernière minute pour me demander des choses en urgence
Pensée : il manque de considération pour moi et pense que je suis à sa disposition
Émotion : frustration, stress, colère…
Action : manque d’efficacité, de créativité, de professionnalisme…
Résultat : je subis complètement la prise en charge de cette demande, ce qui retentit sur la qualité de mon travail ou ma relation avec mon client.

Il n’y a qu’une étape factuelle à laquelle on ne peut rien changer : ce sont les circonstances. C’est la seconde étape, qui est cruciale et qui va déterminer tout le reste : ce que je choisis d’en penser.

Si on reprend cet exemple et qu’on se demande « qu’est-ce que que pourrais penser d’autre ? », on se rend compte qu’il existe des pensées alternatives. Par exemple : « je dispose d’une compétence dont ce client a besoin et s’il m’appelle alors qu’il est au pied du mur, c’est qu’il a confiance en moi. » C’est bien plus valorisant et l’attitude qui va en découler sera plus constructive. J’essaierais d’instaurer une meilleure méthodologie de travail avec ce client, par exemple.

Il arrive qu’on se sente dépassé par ses émotions : souvent, on ressasse alors la situation factuelle qui les a déclenchées, à laquelle on ne peut rien. Alors que ce qui engendre l’émotion, c’est une pensée. La méthode de Brooke est un super exercice pour mettre le doigt sur cette pensée qui nous fait sentir comme ça.

Mais ce qui est encore mieux, c’est de comprendre qu’on n’est pas obligé de subir telle ou telle émotion : on choisit ce qu’on pense et donc comment on se sent. Nos émotions nous appartiennent et nous en sommes responsables.

Qu’est-ce que je préférerais en penser ? Il existe souvent des réponses alternatives qu’il suffit juste d’envisager pour adopter un autre état d’esprit et des émotions plus positives. Cette liberté de choisir ce qu’on pense et comment on se sent est un pouvoir incroyable qui nous épargne bien des émotions parasites au quotidien !

 

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Ressources :
Le podcast de Brooke
Le podcast de Clotilde

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Pensée positive, réalité positive

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