Pensée positive, réalité positive

« Nous sommes ce que nous pensons » : une citation attribuée à Bouddha sur laquelle il vaut vraiment la peine de s’arrêter. Elle résume en effet les enjeux de notre système de croyances, c’est-à-dire notre vision de nous et de la vie. Il s’agit à la fois de croyances positives dites « aidantes » (ex : « Je retombe toujours sur mes pattes ») et de croyances toxiques dites « limitantes » (ex : « Je ne suis pas assez bien »). Notre mental est pétri de ces croyances héritées ou acquises, que l’on a sur soi et sur sa vie !

 

Pendant notre enfance, le comportement des adultes qui nous entourent influence notre façon d’appréhender le monde. Ils façonnent nos croyances et c’est pourquoi, une fois devenus adultes, nous avons tendance à reproduire l’univers émotionnel de notre enfance. Ainsi, vivre parmi des personnes joyeuses et enthousiastes favorise le développement de prédispositions positives vis-à-vis de la vie. A contrario, en vivant parmi des personnes malheureuses ou aigries, on développe une certaine négativité au sujet de la vie et de nous-même.

 

Nos croyances sont en particulier façonnées par le comportement de nos parents, que nous avons tendance à reproduire. Est-ce par nature ou par mimétisme, que je jure au volant, me faisant penser exactement à mon père ? De même, nous modelons nos relations à autrui et à nous-mêmes sur la base de celles que nous entretenions avec nos parents. Et puisque ce sont eux qui nous ont appris ces choses-là, nous nous aimons mais aussi nous culpabilisons ou nous punissons comme ils le faisaient.

 

Pourquoi s’en préoccuper ? Parce que ce que nous pensons de nous et de notre vie devient notre réalité. Ces croyances, qui sont souvent de fausses images de nous ou des conceptions rigides sur la vie, créent nos expériences ! Elles se traduisent dans notre façon de penser et de voir le monde, dans nos actes et dans nos relations. Nos pensées créent nos expériences.

 

Imaginons que je sorte ce soir, que je sois fatiguée et que j’aie passé la journée à regretter de ne pas rentrer peinard chez moi. Ou que j’aille à une soirée où je ne connais personne et que je craigne de ne pas me montrer suffisamment sociable pour m’amuser. Comment se pourrait-il que je passe une bonne soirée, puisque je me suis prédisposée à ce qu’elle soit mauvaise ?

 

Nous créons des expériences et attirons des personnes qui correspondent à nos croyances. C’est en pensant qu’on ne peut pas compter sur les autres, qu’ils nous laissent tomber. Ce que l’on dégage sur la base de nos croyances attire des personnes bienveillantes ou malveillantes. De la même façon, nous répétons les mêmes expériences parce qu’elles reflètent nos croyances sur nous, les autres, la vie. Si on reproduit une expérience (amoureuse, professionnelle…) c’est parce qu’elle reflète notre structure mentale. Ce qui est terrible, c’est que demeurer dans un système de pensées négatives, c’est se condamner à répéter les mêmes expériences négatives.

 

Ça paraît tellement logique quand on y pense et notre comportement tellement absurde. Comment pourrait-on sciemment choisir de créer l’expérience d’une soirée pourrie, d’un environnement malsain ou d’une relation toxique ? Pour la « satisfaction » de dire « je l’avais bien dit », « Eh ben voilà, encore une fois » ? Ou peut-être parce que ça signifie se considérer entièrement responsable de ses pensées et de ses actions, et ne pas pouvoir rejeter la culpabilité sur qui que ce soit. Voilà pour la mauvaise nouvelle. Maintenant, pour les bonnes :
– Partant du principe que nos expériences sont créées par nos pensées et que nous sommes les seuls à gérer notre pensée, personne n’a de pouvoir sur nous.
– Une pensée peut être changée et notre inconscient accepte tout ce que nous choisissons de croire. Puisque le choix est illimité, autant lui faire croire en du positif !
– Le passé n’a aucun pouvoir sur nous, peu importe à quand remontent nos pensées négatives. Le pouvoir existe dans le moment présent. Ce sont nos pensées d’aujourd’hui qui créent notre avenir.

 

Alors, c’est bien gentil, mais comment se débarrasse-t-on de croyances que l’on se fait un malin plaisir à entretenir et dont certaines sont enracinées depuis l’enfance ? En fait, c’est plus simple que ça n’y paraît. Seulement, ça prend du temps. Le premier pas consiste justement à s’accorder du temps, en se montrant à l’écoute de soi-même et de de ce qu’on pense (des trucs qu’on nous apprend pas à l’école).

 

En étant attentif à ce qui se passe en nous, on prend conscience de nos pensées et de la façon dont elles nous influencent… Parfois, on prend aussi conscience qu’elles sont absurdes ! On se rend surtout compte qu’on passe à côté d’un potentiel, bridé par des croyances injustifiées. Il suffit d’identifier les pensées qui nous empêchent d’avancer et de les remplacer par de nouvelles conceptions (et ça tombe bien puisque notre inconscient accepte tout ce qu’on choisit de croire).

 

Bien sûr, on ne « reprogramme » pas son système de pensées en claquant des doigts. C’est un pourtant un travail qui se fait plus naturellement qu’on ne peut le penser. Il apporte des bénéfices incroyables, parmi lesquels se sentir libéré de la peur de s’exposer aux expériences négatives que l’on a répétées, ou se sentir exalté en pensant à l’avenir et aux possibilités que l’on s’offre en ayant foi en nous et nos capacités.

 

C’est en voulant pour soi des expériences positives, qu’on les crées ! Aussi étrange que ça puisse paraître, beaucoup de ce qu’on choisit de croire ne va pas dans le sens de notre bien. Car pour vouloir son bien, encore faut-il se respecter et s’accepter – ce dont tout le monde ne peut pas se targuer. Le doute, la culpabilité, et les autres émotions négatives ne peuvent pas conduire à un enrichissement. Je pense que c’est dans la bienveillance envers soi-même (et les autres) que l’on s’épanouit. J’ai aussi la conviction que l’on reçoit ce que l’on donne et qu’une attitude positive inaugure un enchaînement de péripéties positives…
Photo : AskDrO.com

One comment on “Pensée positive, réalité positive”

  1. Alexandre dit :

    C’est une très bonne synthèse, La physique Quantique commence aussi à expliquer certains phénomènes entre pensées et réalité des pensées.

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