Pourquoi j’ai adoré Inside n°9

En recherchant une série similaire à Black Mirror, une série de dystopie que j’ai trouvée vraiment géniale, j’ai fait la découverte d’Inside n°9. Voici pourquoi cette série d’anthologie britannique est pour moi une petite perle :

En dépit de son appellation de « série », Inside n°9 m’évoque davantage un recueil de nouvelles adapté à l’écran. Si les épisodes sont indépendants les uns des autres, on retrouve un fil conducteur qui n’est pas pour me déplaire : le voyeurisme. En effet, chaque épisode nous donne à voir ce qui se déroule à l’intérieur d’une habitation n°9. Qui ne s’est jamais laissé aller à imaginer ce qui se passait chez les autres ? Et dans Inside n°9, ce qui se passe chez les autres vaut le détour.

Secrets mis à jour, découvertes macabres, vices des êtres humains… Étonnante sur le fond et sur la forme, Inside n°9 nous donne à voir des situations et péripéties inattendues, servies par un humour noir que je trouve propre aux britanniques et que j’aime beaucoup. Beaucoup d’épisodes sont des huis-clos, à l’instar du premier épisode, qui se déroule intégralement… dans un placard. Le second épisode, quant à lui, ne comporte quasiment aucun dialogue !

Cette série aborde des thématiques telles que la vengeance, la vanité, l’aliénation, la marginalité ou la trahison ; elle nous interroge sur la justice, l’éthique, la vie. J’ai trouvé certains épisodes très violents et poignants dans les questions qu’ils soulevaient. C’est le cas de l’épisode 3 de la saison 1 : un enseignant frustré qui rêve d’écrire un roman perd son portefeuille, qui lui est restitué par un sdf appelé Migg. Le protagoniste se sent obligé d’héberger de sdf, qui prend progressivement ses quartiers dans son appartement et transforme sa vie, au grand désarroi de sa petite amie… On pourrait s’attendre à ce que l’omniprésence du drame nous fasse « subir » cette série, mais le traitement, l’humour et la surprise nous permettent de l’apprécier. 

Inside n°9 m’a fait rire, m’a glacé le sang, m’a fait réfléchir et… m’a laissée sur le cul à chaque fin d’épisode. C’est en cela que cette série m’évoque le genre littéraire de nouvelle, que j’aime pour la puissance de la chute. Et dans cette série, chaque chute est inattendue et saisissantes ! Forcément, je me suis régalée. 

Si vous aimez ce genre, les épisodes durent une trentaine de minute alors laissez-vous tenter !

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