Pourquoi nous ne savons pas gérer nos émotions

J’ai assisté la semaine dernière à une conférence passionnante sur la gestion des émotions au travail. Comme le savent ceux qui suivent mon blog, je m’intéresse énormément au développement personnel, aux neurosciences, aux sociales sociales… Dans la plupart de mes lectures et des podcasts que j’ai écoutés, ce sujet des émotions revient régulièrement. Il apparaît comme un fondamental dans notre bien-être et notre développement personnel.

Le premier constat qui ressort de ces recherches et de la conférence à laquelle j’ai assisté, ce que nous avons été éduqués à contraindre nos émotions. On nous a appris à réprimer nos émotions à titre personnel mais on a aussi attribué aux deux sexes des émotions « interdites ». Pour prendre un exemple bateau mais très parlant : dans la vision de notre société, un homme ne doit pas être triste. Un homme, c’est un protecteur et un boute-entrain. Une femme ne doit pas se mettre en colère : ou alors, c’est une hystérique. Mais une femme qui ne pleure pas, ce n’est pas normal.

Toutes ces émotions que l’on néglige produisent une accumulation. Parfois, on craque pour un détail et nos interlocuteurs s’étonnent de cette réaction disproportionnée par rapport à l’élément déclencheur. Ce qui se passe en réalité, c’est qu’on ne réagit pas à cet élément mais à l’accumulation de tristesse, colère, rancoeur, frustration, culpabilité etc. que l’on a accumulés.

Démo de l’effet cocotte-minute

Cette non-gestion de nos émotions n’est pas notre état naturel. L’exemple très parlant est celui des bébés, dont on sait qu’ils passent du rire aux larmes. À défaut d’autre émotion, un bébé incarne en permanence la joie. Lorsqu’un autre émotion se présente, il l’accueille : il pique une colère, un fou-rire, une crise de larmes. Et puis, il se débarrasse de cette émotion pour revenir à son état « naturel » : la joie. Mais parce qu’on nous a appris que nous devions pas exprimer nos émotions, nous avons perdu ce fonctionnement et cette capacité à accueillir l’émotion, la traiter et s’en débarrasser aussi vite.

Traiter son émotion, c’est déjà l’identifier et la comprendre. Cela peut sembler bête, mais parfois nous pensons ressentir une émotion – la colère, par exemple – alors qu’une autre émotion se cache derrière celle-ci – la tristesse ou la déception, par exemple. Nos émotions influent sur nos relations aux autres et créent parfois des problèmes de communication. Si j’exprime de la colère à mon interlocuteur alors que dans le fond je suis triste, sa réponse sera une réponse à la colère. Alors que la réponse que j’attends, c’est une réponse à la tristesse.

Heureusement, il existe de nombreuses techniques qui permettent d’apprendre à identifier ses émotions et à la gérer. Je rédigerai très bientôt un article pour évoquer quelques-unes de ces méthodes, notamment pour combattre le stress et le transformer en élément moteur.

D’ici là, n’hésitez pas à partager vos propres recettes pour gérer vos émotions, et vos anecdotes ! 😃

A très vite,

Crédit photo en-tête : mindful.org

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