S’affranchir de ses faux plaisirs

Dans mon dernier article, j’expliquais que l’on s’adonne tous à de faux plaisirs qui nous apportent une satisfaction immédiate tout en générant des conséquences négatives plus importantes que la satisfaction de court terme qu’ils nous procurent.

Si vous ne l’avez pas lu, je vous invite à le faire avant de consulter cet article qui en est la suite : comment s’affranchir de ces faux plaisirs et arrêter de ruminer parce qu’on s’empiffre du chocolat devant la série du soir ou qu’on dépense en shopping de l’argent qu’on n’a pas ?

Une piste en 3 étapes :

Etape 1 : identifier une des activités qui nous occupe et qui est une source principale de joie, un besoin quotidien. Prendre conscience que l’on est attaché de façon déraisonnée à ce comportement et que l’on ressent son impact négatif sur notre vie.

Etape 2 : repérer dans quelles circonstances on s’adonne à ce comportement et essayer de mettre le doigt sur la pensée qui précède cette envie. Ex : je mange plein de chocolat les soirs de semaine quand je suis fatiguée et que mon homme n’est pas là > pensée : j’ai bien mérité un peu de réconfort / Je me sens seule / etc.

Etape 3 : accueillir l’impulsion sans résister, la laisser nous traverser mais ne pas y répondre. Cet exercice déconditionne notre réponse à l’envie : à terme, il fera disparaître l’impulsion puisque notre cerveau comprend qu’elle ne déclenche aucune réponse.

En en ne recourant pas au faux plaisir, on peut identifier l’émotion qui se manifeste alors : on va donc pouvoir l’accueillir et la traiter au lieu de la subir et de la laisser prendre de l’ampleur. Cela peut surprendre : par exemple, je peux me rendre compte que je mangeais plein de petits fours aux cocktails parce que je me sentais mal à l’aise. Oh, si ce n’est que de la gêne… Je devrais pouvoir gérer cette émotion !

Tout comme je peux être surpris de découvrir de la solitude ou une émotion à laquelle je ne m’attendais pas puisque je l’anesthésiais. En se passant d’anesthésiant, on se rappelle pourquoi on en voulait à la base. Sauf qu’avec un peu d’entraînement, on sait quoi faire de cette émotion qui nous faisait peur et que nous fuyions.

On se sent alors armé pour partir à la conquête de plaisirs autrement plus durables et épanouissants !

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